maintenant 220 ans que Napoleon aura pris la Bastille à Paris
Petit recap:
Historiographie et légende :
La Forteresse de la Bastille.Le peuple avait logé à la Bastille beaucoup de victimes de l'arbitraire, mais on dut se rendre à l'évidence lors de sa chute, le 14 juillet 1789, qu'elle ne comptait qu'une poignée de faussaires, un jeune homme devenu fou, Auguste Tavernier, un noble incestueux et un complice de Robert-François Damiens, auteur d'une tentative d'assassinat sur Louis XV, les autres prisonniers, comme le marquis de Sade, ayant déjà été transférés ailleurs peu avant. La légende raconte aussi que les révolutionnaires y auraient trouvés le cadavre du célèbre "Homme au masque de fer", ce qui l'aurait transformé en martyre de l'absolutisme. Mais cela n'est qu'une légende. « Quasi vide sans doute, mais surchargée : surchargée de la longue histoire entretenue entre la monarchie et sa justice[2] ». L'imagerie révolutionnaire a largement contribué à entretenir le mythe d'une Bastille abritant des cachots où pourrissaient les victimes de la monarchie. En fait, la Bastille avait perdu pour partie sa fonction de prison d'État qu'elle avait gardée pendant les siècles de la monarchie absolue, où furent emprisonnés sans jugement les adversaires ou désignés comme tel du monarque ou d'autres grands personnages. La Bastille était le symbole de la tyrannie monarchique. Elle était aussi la forteresse dominant Paris, en particulier le populaire faubourg Saint-Antoine, et dont l'ombre rappelait l'usage que pouvait en faire le pouvoir en période de troubles.
La Bastille fut ensuite démolie sous la direction de l'entrepreneur Palloy. Celui-ci monta un commerce annexe en transformant les chaînes de la Bastille en médailles patriotiques et en vendant des bagues serties d'une pierre de l'ancienne forteresse.
L'importance de la prise de la Bastille a été exaltée par les historiens romantiques, comme Jules Michelet, qui en ont fait un symbole fondateur de la République. Celle-ci n'était défendue que par une poignée d'hommes, mais qui firent près de cent morts parmi les assiégeants. Il y en eut six parmi les assiégés, dont le gouverneur M. de Launay.
Chronologie détaillée de la prise de la Bastille le 14 juillet 1789
10 heures : Les émeutiers s'emparent des 30 000 à 40 000 fusils entreposés aux Invalides :
Devant le refus du gouverneur des Invalides, une foule énorme (40 000 à 50 000 personnes) se présente devant les Invalides pour s'en emparer de force. Pour défendre l'Hôtel des Invalides il existe des canons servis par des invalides, mais ceux-ci ne paraissent pas disposés à ouvrir le feu sur les Parisiens. À quelques centaines de mètres de là, plusieurs régiments de cavalerie d'infanterie et d'artillerie campent sur l'esplanade du Champ-de-Mars, sous le commandement de Pierre-Victor de Besenval. Celui-ci réunit les chefs des corps pour savoir si leurs soldats marcheraient sur les émeutiers. Unanimement, ils répondent non. C'est l'évènement capital de la journée. La foule, que rien désormais ne peut arrêter, escalade les fossés des Invalides, défonce les grilles, descend dans les caves et s'empare des 30 000 à 40 000 fusils à poudre noire qui y sont stockés ainsi que 12 pièces de canons et d'un mortier. Les Parisiens sont désormais armés. Ils ne leur manquent que de la poudre à canon et des balles. Le bruit court qu'il y en a au château de la Bastille.
10 heures 30 : une délégation se rend à la Bastille pour demander des balles et de la poudre
Pressés par la foule des émeutiers, les électeurs de la ville de Paris en réunion à l'Hôtel de Ville, envoient une délégation au gouverneur de la Bastille, M. de Launay, avec pour mission de demander la distribution de la poudre et des balles aux Parisiens qui doivent former une « milice bourgeoise ». Cette délégation est reçue avec amabilité, elle est même invitée à déjeuner, mais repart bredouille.
11 heures 30 : une deuxième délégation repart pour la Bastille
À 11 heures 30 une seconde délégation conduite par Jacques Alexis Thuriot de la Rozière et Louis Ethis de Corny se rend au château de la Bastille. Elle ne peut rien obtenir. La foule des émeutiers armée des fusils pris aux Invalides s'agglutine devant la Bastille.
13 heures 30 : les défenseurs de la Bastille ouvrent le feu sur les assiégeants
Les quatre-vingt-deux invalides défenseurs de la Bastille et trente-deux gardes suisses détachés du régiment de Salis-Samade obéissant aux ordres de René-Bernard Jordan de Launay ouvrent le feu sur les émeutiers.
14 heures : Une troisième délégation se rend à la Bastille
Une troisième délégation se rend à la Bastille, dans cette députation se trouve l'abbé Claude Fauchet.
15 heures : Une quatrième délégation se rend à la Bastille
Une quatrième délégation se rend à la Bastille avec de nouveau Louis Ethis de Corny, elle se présente devant le marquis de Launay mais n'obtient toujours rien. Les soldats de la garnison de la Bastille et les assiégeants se tirent les uns sur les autres.
15 heures 30 : 61 Gardes Françaises se présentent devant la Bastille avec cinq canons
La Prise de la Bastille, Charles Thévenin, 1793, Musée Carnavalet.Un détachement de soixante et un garde-française sous le commandement de Pierre-Augustin Hulin, ancien sergent aux Gardes-Suisses se présente devant la forteresse de la Bastille. Ils ont emmené avec eux cinq canons provenant des Invalides. Ces canons sont mis en batterie contre les portes et le pont-levis du château.
17 heures : capitulation de la Bastille
La garnison de la Bastille rend les armes, sur promesse des assiégeants qu'aucune exécution n'aura lieu s'il y a reddition. Les émeutiers envahissent la forteresse, s'emparent de la poudre et des balles, puis libèrent les sept captifs qui y étaient emprisonnés : deux fous (Tavernier et De Whyte qui seront transférés à l'Asile de Charenton), un débauché (le comte Hubert de Solages victime des lettres de cachet durant l'Affaire Barrau - Solages depuis 1765) et quatre faussaires (Béchade, Laroche, La Corrège et Pujade, qui avaient arnaqué deux banquiers parisiens et furent remis aussitôt en prison). La garnison de la Bastille, prisonnière, est emmenée à l'Hôtel de Ville. Sur le chemin, M. de Launay est massacré, sa tête sera dit-on, découpée au canif par un garçon cuisinier nommé Desnot, avant d'être promenée au bout d'une pique dans les rues de la capitale. Plusieurs des invalides trouvent aussi la mort pendant le trajet. Jacques de Flesselles est assassiné sur l'accusation de traîtrise. Les assiégeants eurent une centaine de tués et soixante-treize blessés.
Outre les prisonniers, la forteresse héberge les archives du lieutenant de police de Paris qui sont soumises à un pillage systématique. Ce n'est qu'au bout de deux jours que les mesures sont prises par les autorités afin de conserver ces traces de l'histoire. Même Beaumarchais, dont la maison est située juste en face, n'avait pas hésité à puiser dans les papiers. Dénoncé, il doit d'ailleurs les restituer.
18 heures : Louis XVI ordonne aux troupes d'évacuer Paris
Ignorant la chute de la Bastille, Louis XVI donne l'ordre aux troupes stationnées dans Paris d'évacuer la capitale. Cet ordre sera apporté à l'Hôtel de Ville à deux heures du matin.
Les têtes des victimes décapitées promenées dans Paris
Les têtes de M. de Launay et de Jacques de Flesselles, prévôt des marchands de Paris, ainsi que d'autres, furent promenées au bout d'une pique dans les rues de la capitale, et ce jusqu'au Palais-Royal.
Anecdote
La Bastille dans les premiers jours de sa démolition par Hubert RobertLe 14 juillet 1789, en rédigeant son journal intime, le Roi qui revenait d'une partie de chasse, écrira pour cette même date : « Rien ».
Attention à ne pas s'y méprendre, puisque la matière ordinaire de son journal est composée de chasses, réceptions, cérémonies civiles ou religieuses, voyages, etc.[5]. De plus, les moyens de communications de l'époque étant fortement limités à cause des longues distances, le Roi n'a pas été tenu informé des événements parisiens le jour même, et pour cause : ce n'est qu'au lendemain, le 15 juillet, à Versailles, à 8 heures, au moment de son réveil, que le duc de La Rochefoucauld-Liancourt annonça à Louis XVI la prise de la Bastille.
Le dialogue suivant aurait eu lieu :
— « C'est une révolte ? » demande Louis XVI.
— « Non sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution. » répond le duc de La Rochefoucauld.
DSL si sa ennuie certain mais pour moi c'est tres tres important de mettre un article sur le 14 juillet !